Jean-Eric Martin, la passion du feu d’artifice

67278715 2323346177882670 2842158384373825536 nÀ chaque Fête nationale, son feu d’artifice : mais qui se cache derrière ces spectacles qui illuminent le ciel fenschois ? Rencontre avec l’artificier Jean-Éric Martin, qui, après Fontoy, œuvrera à Angevillers ce samedi 20 juillet.

Il était seulement 9 h, samedi 13 juillet. Jean-Éric Martin fêtait son 10e anniversaire d’artificier sur les hauteurs de la Hutié, à Fontoy. La journée commençait bien et, durant plusieurs heures, épaulé par des bénévoles, le spécialiste était à l’ouvrage afin d’offrir une soirée féerique aux Fenschois.

Formation et expérience
« Tout a débuté en 2009. Je me suis intéressé à ce phénomène. J’ai ensuite participé et réussi une formation de cinq journées où j’ai appris toutes les techniques, consignes de sécurité, implantation, transport de matières, démarches administratives. Depuis, j’ai acquis une certaine expérience que je mets à disposition des collectivités locales, des associations et même des particuliers, notamment lors de mariages. »

À Fontoy, c’est lui l’artificier. Il connaît la commune puisqu’il y habite, mais aussi pour y avoir été conseiller municipal et, chaque année, il offre un joli spectacle au public rassemblé à l’occasion de la Fête nationale.

Des fusées ? Non, des bombes
Ce samedi 20 juillet, il sera entouré de trois bénévoles qui ont écouté et suivi une séance de travail sous sa responsabilité, à savoir : apprendre à entreposer des marrons d’air, des bombes de 50 mm de diamètre, qui ont le même rôle que les trois coups lors d’une pièce de théâtre et qui annoncent le début du feu. « Elles sont aussi dangereuses que celles d’un diamètre supérieur. À Fontoy, nous utilisons des bombes de 75, 100 et 125 mm de diamètre. Souvent, les gens disent que ce sont des fusées. Eh bien non, même si certains en utilisent, ce sont bien des bombes. 60 lignes pour 170 bombes, avec effets différents, ont été installées, pour un poids de 53, 171 kg », déclare Jean-Éric, le tout relié sur ordinateur et réglé à la seconde près.

Soin et sécurité
À 23 h, samedi, dès les premiers lancers, le ton était donné. Assis sur un fauteuil, Jean-Éric pouvait admirer son travail, un travail fastidieux où il ne faut rien négliger. « Chaque ligne est pourvue d’un emballage, mais aussi d’une partie scotchée, vous savez pourquoi ? ». La réponse, il nous la donne : « Il arrive que certaines bombes n’explosent pas. Aussi, si l’adhésif est toujours présent, je sais à quoi m’en tenir et je n’irai pas voir au-dessus ce qu’il se passe à l’intérieur. J’attends encore une bonne demi-heure avant de procéder à l’enlèvement du matériel, et cela avec beaucoup de soin et en toute sécurité. Le matériel est coûteux et doit être entretenu ».

Une page se tourne, une autre va s’ouvrir ce samedi 20 juillet à Angevillers, mais Jean-Éric reste serein. Son programme ne sera pas pour autant terminé, d’autres interventions sont prévues jusqu’en septembre.

Jean-Eric Martin, la passion du feu d’artifice https://www.republicain-lorrain.fr/…/jean-eric-martin-la-pa…

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